5 Questions à Clarisse Crémer

Samedi 7 septembre 2019

Après une superbe 2ème place sur la Mini Transat 2017, Clarisse Crémer n'a cessé de gravir les échelons. Deux années d'expérience en Figaro plus tard, la voici nouvelle skipper de l'IMOCA Banque Populaire avec une participation au prochain Vendée Globe en ligne de mire. Rencontre avec le nouveau visage féminin de la course au large, qui a accepté de répondre à nos 5 QUESTIONS spéciales r'Ose Transat.





1/ Clarisse, pourquoi aimez-vous naviguer ? En termes de navigation pure, c’est vraiment le côté moyen de locomotion. Ça donne un sentiment de liberté de pouvoir aller d’un endroit donné à un autre sur la planète terre, comme ça, sans rien demander à personne. Je trouve ça génial. 2/ Quel souvenir vous a le plus marqué en mer ? L’arrivée aux Canaries de la première étape de ma Mini Transat - donc une traversée de l’Atlantique en solitaire, en course - je suis arrivée là bas au bout de 10 jours, on avait été très lents, on avait eu très peu de vent. Et je n’avais pas envie de m’arrêter. Le but de la deuxième étape, c’était d’aller jusqu’en Martinique et je pense que si j’avais eu assez d’eau et de nourriture, j’aurais continué. J’étais vraiment trop contente d’être là, trop bien en mer, j’étais en osmose… Enfin c’était parfait quoi ! 3/ Qu’évoquent pour vous les femmes en mer ? Je ne fais pas trop de différence entre les femmes marins et les hommes marins, pour moi c’est ce qui est chouette dans le monde de la voile, c’est que c’est un sport mixte. On est sur le même plan, ça c’est hyper important. C’est un sport hyper complet, il n’y a pas que le physique. Aux arrivées au port des bateaux de croisière, je pense qu’on verra de moins en moins la femme qui est au pare-battage et l’homme qui est à la manoeuvre - même si moi aussi je fais ça avec mon mec, mais bon ce n’est pas grave ! Je n’en fais pas un gros sujet grave mais je trouve ça chouette que les femmes se sentent de plus en plus libres de se lancer, sans avoir d’hommes autour d’elles. 4/ Que vous inspire le projet r’Ose Transat ? Je trouve que c’est une formidable idée. J’imagine que c’est une épreuve presqu’indicible. D’avoir le courage de se lancer dans une aventure qui n’a rien à voir avec la maladie mais qui permet de se dire que tout est possible, qu’on se lance dans un truc nouveau, qu’on ne maîtrise pas forcément mais qu’on va apprendre. C’est un message d’espérance pour ceux qui sont peut-être encore dans le dur du sujet. Ça me touche beaucoup. 5/ Quel message à transmettre à l’équipage ?

Vous avez bien raison de vous lancer là-dedans ! Il va sûrement y avoir des moments moins drôles, où peut-être ça va moins bien se passer dans l’équipage, où la météo fera un peu peur, mais à la fin ce sera forcément des super souvenirs. .

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